2015-01-30 18:18

Servette ne comptant jamais sur lui, Didier Crettenand est sur le départ

Football

Dans une semaine, le Valaisan s’en ira passer un test avec les Orange County Blues, à Los Angeles. Pour enfin rebondir…

Didier Crettenand a rarement eu sa chance depuis un an...

Didier Crettenand a rarement eu sa chance depuis un an...

(Photo: Eric Lafargue)

  • Visentini Daniel

Avec 211 misérables minutes de jeu, au début de l’exercice 2014-2015 seulement, la saisone de Didier Crettenand ressemble à s’y méprendre à la fin de la précédente. En fait, c’est toute l’année 2014 qui s’étire comme un pensum pour celui qui avait quitté Sion en 2013 pour rejoindre Servette. «Banni» avec Sauthier il y a un an, sans logique dans la punition, il a ensuite eu sa chance avec le nouvel entraîneur, Kevin Cooper. Mais si peu… Oublié tout au fond du banc, le Valaisan va quitter les Grenat le 8 février. Dans un premier temps, il s’agira d’un test d’une semaine à Los Angeles, avec les Blues d’Orange County.

Sans la moindre perspective le concernant à Servette, il a bien sûr reçu le feu vert de Cooper pour ce test, du 8 au 16 février. Il va donc s’envoler vers la Californie, dans une équipe professionnelle de troisième division américaine entraînée par un Suisse: Oliver Wyss, ex-sélectionneur des M18 helvétiques. Un nouveau départ?

«Une nouvelle expérience, précise-t-il. C’est par le biais de Raphael Wicky, qui a joué aux Etats-Unis, que l’opportunité s’est présentée. Donc on verra. Le club prépare sa saison qui commencera en mars. Si cela peut se faire, je suis partant.»

«Il mérite de jouer»

Sans surprise, Servette a accédé à la demande de test de Crettenand. Après tout, Cooper ne compte pas sur lui. «Il y a des choix qui s’opèrent, explique le coach. Mais Didier s’est toujours comporté comme un grand professionnel, il mérite de trouver un club et de jouer.»

Le cas échéant, si un transfert devait rapidement être sollicité par OC Blues, on veut croire que Servette fera tout pour faciliter le départ d’un joueur qu’il n’utilise plus depuis un an et qui est en fin de contrat en juin 2015. «Je l’espère aussi», souffle Crettenand. Le Valaisan est-il amer? «Jamais je ne me suis dit que j’avais fait le mauvais choix en venant à Genève, assure-t-il. J’ai été mis à l’écart durant l’hiver 2014, sans que je ne comprenne pourquoi. Puis Kevin Cooper est venu. Il m’a fait jouer au début, un peu, à gauche. J’avoue ne pas avoir été très bon. Et puis après, plus rien. Ce n’est pas facile. Mais au moins Kevin Cooper m’expliquait ses choix et nous avions des relations professionnelles. C’est comme cela. Mais j’adore Genève. J’ai appris à mieux me connaître. Franchement, tout a été super ici, sauf sportivement depuis 2014…»

Comme un gâchis

Didier Crettenand est donc sur le départ. A 29 ans, il a dans les jambes plus de 150 matches de Super League, mais n’a finalement eu l’occasion de mettre son expérience à disposition des Grenat que durant six mois. Cela ressemble à un joli gâchis. Car même si le SFC ne compte plus sur lui, le club perd un joueur de son contingent… On ne sait pas encore si Maxime Dominguez filera bientôt à Zurich (lire ci-contre), mais cela ne renforce en tout cas pas l’équipe avant la reprise…

«Il y a au final une part d’incompréhension, relève Crettenand. Mais pas de regret. Le foot, c’est aussi traverser ce genre de situations, sans se lamenter.» La classe! Deux mots pour son test à Los Angeles: good luck!

Tribune de Genève