2020-03-21 14:24

Les enfants en foyer ne peuvent plus voir leurs parents

Coronavirus

Les droits de visite sont suspendus, informe le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant. Maigre possibilité d'organiser des contacts téléphoniques ou par vidéo avec les parents...

Le tribunal,sis dans cet immeuble, fonctionne en effectifs réduits

Le tribunal,sis dans cet immeuble, fonctionne en effectifs réduits

(Photo: GOOGLE MAP)

Le coronavirus a des effets encore plus douloureux pour certains! La Tribune de Genève vient ainsi d'apprendre cette bien triste nouvelle. «Le tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant prend des mesure très dures à l'égard des enfants placés en foyers. A cause du coronavirus, ces pauvres mômes ne pourront plus avoir de visites de leur parents», nous indique un informateur.

Renseignements pris, cette mesure est confirmée dans une lettre d'information du Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant (TPAE).

Depuis que l'état de nécessité a été décrété par le Conseil fédéral le 16 mars, le tribunal fonctionne en effectifs réduits et ne traite que les mesures de protection indispensables et urgentes.

Conséquences sur les visites

Cela a des conséquences sur les droits de visite Le tribunal ne traite plus jusqu'à nouvel ordre les demandes de modification du droit de visite à long terme ou de manière ponctuelle, ni les difficultés liées à l'exercice de celui-ci sauf mesures de protection indispensables et urgentes y relatives. Les droits de visite en milieu médiatisé ou en présence d'une aide éducative en milieu ouvert (AEMO) sont suspendus si le lieu de médiatisation, respectivement l'AEMO ne sont plus en mesure de fournir leurs prestations. Pour les familles d'accueil, le droit de visite est maintenu sauf s'il est médiatisé et tant que des mesures plus strictes de confinement ne sont pas ordonnées par le Conseil fédéral.

Quid des droits de l'enfant?

Et enfin donc: les droits de visite des enfants placés en foyer sont suspendus. La possibilité d'organiser des contacts téléphoniques ou par vidéo avec les parents est laissée à la libre appréciation des foyers, dans la mesure de leur capacité.

Cette mesure n'est-elle pas contraire aux droits des enfants, s'interroge notre informateur. Ce d'autant plus, relève-t-il, que «la plupart des enfants placés en foyer ont des parents plutôt jeune et donc qui ne sont pas des personnes dans la catégorie à risques du Covid-19. De plus, la plupart des foyers pour enfants sont des petites structures et on pourrait les comparer aux classes spéciales qui sont maintenues pour les parents médecins ou infirmiers...»

Tribune de Genève