2016-05-08 10:18

Le 12e Genève Marathon promet de faire des étincelles

Course à pied

Samedi, l'épreuve des 10 km a mis le feu aux poudres. Au bal des éclopés, Joseph Bago s'est montré le plus vaillant. Place dimanche aux semi-marathoniens et aux marathoniens

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  • Pascal Bornand

Le 12e Genève Marathon est parti sur les chapeaux de roue. Après la course apéritive des juniors, qui a mis le feu au quai Gustave-Ador, l'épreuve n'as perdu sa flamme à la lueur du soleil couchant. Hier, au Jardin anglais, les «sprinters» de grand fond ont tenu la vedette. Aujourd'hui, c'est au tour des semi-marathoniens et des marathoniens de prendre le relai.

Entre le vainqueur Joseph Bago et son dauphin Thomas Huwiler, la course des 10 km disputée samedi au crépuscule a ressemblé à la cour des miracles. A 37 ans, le coureur d'origine tanzanienne traîne derrière lui une longue liste de blessures, lui qui, l'espoir chevillé au cœur et au corps, n'a cependant jamais baissé les bras. Ni lors des deux années de galère causées par ce maudit tendon d'Achille , ni lors de la nouvelle pause forcée d'un an observée jusqu'en décembre dernier. Sa victoire au Jardin anglais, pour sa première participation («Une grande découverte...»), l'a récompensé de ses efforts, même s'il demeurait mesuré la ligne franchie: «Gagner n'est pas très important pour moi. Je cours désormais pour le plaisir...»

Deuxième à 9", Thomas Huwiler était le premier à saluer son mérite: «Depuis des années qu'il doit se battre avec les blessures, il n'a jamais rien lâché», confiait le coureur du SATUS, lui-même aux prises avec des soucis physiques. «J'ai été opéré en novembre d'une fracture de fatigue à la cheville et j'ai marché avec des béquilles jusqu'en janvier», rappelait-il. Passé (provisoirement) au triathlon pour un entraînement alternatif, il n'a plus vraiment le bon rythme dans les jambes: «Mettre un dossard me manquait... Je suis parti trop vite et j'ai explosé après 4 kilomètres! J'ai serré les dents sur tout le reste de la course, je crois que je n'ai jamais vécu une course aussi dure», ajoutait Thomas, assez fier néanmoins...

Au féminin, l'épreuve est revenue à l’Écossaise Victoria Crawford, victorieuse en 2014 à Jussy et toute heureuse de son succès après sa deuxième place de l'an dernier: «C'est une course rapide, seule la descente de Cologny permet de se reposer un peu. Avec cette température très douce, je suis allée moins vite que l'an passé sous la pluie! Mais je voulais gagner et je n'ai pas vu une autre fille de toute la course...», expliquait la Britannique, qui vise désormais le Tour du Canton.

En l'absence de Nathalie Philipp, sacrée en 2015, la Genevoise (6,5 km) est revenue à une Parisienne, Olga Mallet (43 ans), qui aurait dû courir... le marathon! «Je n'étais pas assez en forme. Mais je ne regrette rien, la course est très sympa - j'ai adoré le parcours! - et l'ambiance super. Genève est très accueillante», complimentait la commerciale, qui a devancé d'une vingtaine de seconde l'inusable Fabiola Rueda Oppliger. «Le nouveau tracé est magnifique!», renchérissait-elle. Les organisateurs en seront ravis...

Tribune de Genève