2016-09-20 20:13

Penser un autre monde depuis Plainpalais

Evénement

Samedi, la seconde édition du festival transfrontalier Alternatiba réunit 100 organisations de toute la région.

Plus de 30 000 personnes se sont rendues à l'édition 2015 d'Alternatiba.

Plus de 30 000 personnes se sont rendues à l'édition 2015 d'Alternatiba.

(Photo: Georges Cabrera)

Vous avez toujours rêvé de construire un four solaire, de maîtriser les postures du yoga pour être en harmonie avec les éléments, de tout savoir sur l’impact environnemental des multinationales en Colombie. Si c’est le cas, Alternatiba est fait pour vous! Le festival transfrontalier tient ce samedi sa seconde édition. «L’objectif principal est de montrer que les solutions locales pour le climat existent et sont à la portée de tous», indiquent les organisateurs.

Sur la plaine de Plainpalais, plus de 100 organisations, petites ou grandes, seront réunies. Venues du canton de Vaud, du Pays de Gex, de Haute-Savoie ou des quatre coins de Genève, elles viennent partager leur réflexion et leur savoir-faire avec le grand public. L’an dernier, plus de 30 000 personnes ont répondu présent à l’invitation.

Des solutions concrètes

«On s’est aperçu que beaucoup de gens faisaient des choses magnifiques mais chacun dans leur coin, résume Denis Bucher, membre du comité d’Alternatiba Léman. Avec Alternatiba, on a voulu réunir toutes ces initiatives afin de créer des liens entre les associations et de dévoiler des solutions concrètes au grand public.» Pas question de se contenter de distribuer des flyers. A titre d’exemple, la Fédération romande des consommateurs tiendra un Repair Café. Le concept: on amène un objet cassé ou en mauvais état de chez soi et un expert bénévole vous aide à le réparer. L’objectif: arrêter de jeter à tout va!

Autre association, autre combat: celui de Stop TAFTA ou TISA, les deux acronymes désignant le projet de «grand marché transatlantique». Pour dénoncer «ce projet d’accord de libre-échange et d’investissement qui vise à libéraliser encore davantage les échanges commerciaux entre les Etats-Unis et l’Union européenne», seront présents sur la plaine le collectif genevois mais aussi son homologue haut-savoyard.

«On a vraiment joué sur le côté transfrontalier», commente Denis Bucher. Pourquoi avoir ainsi choisi de dépasser les frontières? «Lorsque l’on est actif dans ces différents domaines (lutte contre la pollution, gestion des ressources naturelles, mobilité durable, etc.), force est de constater que les problèmes ne se résolvent pas à l’échelle d’un canton ou d’un secteur tel que le Pays de Gex! C’est en travaillant ensemble, à l’échelle du Grand Genève, que l’on fera avancer les choses.»

Avec les légumes invendus

Basé dans le Pays de Gex et en Haute-Savoie, le mouvement Les Colibris (inspiré d’une légende amérindienne) vient d’ailleurs d’ouvrir une antenne à Genève. A base de légumes invendus, ces Colibris franco-suisses réaliseront une soupe à déguster dans la foulée.

Aux ateliers proposés samedi sur la plaine s’ajoute un cycle de conférences qui débute dès demain à la Maison des Associations ainsi que la projection du film Tout s’accélère, de l’ancien trader devenu instituteur Gilles Vernet.

Le programmeest à consulter sur www.alternatibaleman.org

Tribune de Genève