2018-12-02 18:08

Batida, monstre sonore du fond du cosmos

Musique

Échos d’«Oblikvaj», joué par l’ensemble genevois vendredi à l’Alhambra

Batida: depuis la gauche, Alexandra Bellon, Viva Sanchez Reinoso, Raphaël Krajka, Jeanne Larrouturou et Anne Briset.

(Photo: CEDRIC HENNY)

N’y cherchez plus les gammes emberlificotées de la musique savante contemporaine. Ici, tout a explosé. Ici, tout fuse et hurle comme si l’oreille était collée à la cloison métallique d’une fusée. À la fin, les vibrations de la machine descendent si profondément dans les graves que le corps n’ose plus bouger. C’est un brasier, une étoile si chaude que les sons s’y fondent, pour former une autre harmonie, une autre musique. À la fin, on a entendu les murs de l’Alhambra crier au secours. «C’était la lampe au-dessus de la sortie?» «On l’a entendue, nous aussi.»