2016-11-28 10:54

BNP Paribas (Suisse) renforce sa gestion de fortune

Banque

La filiale suisse de la banque française a déjà recruté une trentaine de personnes et en recherche toujours.

Le moment est très adapté pour «accélérer les investissements» à Genève, selon le chef de la gestion de fortune Pierre Vrielinck.

Le moment est très adapté pour «accélérer les investissements» à Genève, selon le chef de la gestion de fortune Pierre Vrielinck.

(Photo: Keystone)

BNP Paribas (Suisse) augmente ses activités dans le secteur de la gestion de fortune en Suisse. La filiale de la banque française a recruté 30 responsables en deux ans et souhaite en attirer au moins dix autres.

Le moment est très adapté pour «accélérer les investissements» à Genève mais aussi à Zurich, Bâle et Lugano, estime dans un entretien publié lundi par le quotidien Le Temps le chef de la gestion de fortune à BNP Paribas (Suisse) Pierre Vrielinck. La banque, qui gère 24 milliards de francs d'actifs, vient de s'étoffer d'une équipe à Zurich pour l'Europe de l'Est.

Pour la clientèle résidente en Suisse, son premier marché, elle souhaite étendre le dispositif de 10 à 15 personnes, après l'avoir déjà renforcé de cinq collaborateurs cette année. M. Vrielinck n'exclut pas le recours à 20 à 30 personnes supplémentaires pour l'ensemble de la gestion de fortune de la filiale «si nous en trouvons».

Objectif 2020

Au total, ce secteur rassemble 300 personnes, dont une centaine de conseillers. De 170 pays, la clientèle est passée à 60. Après la Suisse, le Golfe constitue le deuxième marché. L'Union européenne (UE) ne totalise qu'un tiers des actifs sous gestion et ne devrait pas s'étendre beaucoup tant que l'accès au marché financier européen n'est pas possible pour les banques suisses.

A cette baisse des pays de la clientèle, s'ajoutent celle du rendement des actifs et l'augmentation de l'adaptation réglementaire. La banque souhaite «largement dépasser» d'ici 2020 son record d'avoirs administrés. Elle cible désormais les patrimoines les plus élevés. Un peu moins de deux tiers des actifs sont liés à des clients qui apportent au moins 25 millions de francs auprès de la filiale.

Largement bénéficiaire, la banque constate une augmentation des capitaux qui arrivent et souhaite atteindre un rapport coûts/revenus de 70%. Quelques détails restent à régler avant l'échange automatique d'informations mais elle a débuté dès 2012 son adaptation à ces nouvelles normes fiscales. La banque mentionne un contexte favorable aux actions des marchés développés. Elle va de son côté lancer plusieurs dispositifs numériques.

ats