2016-07-12 08:14

Des ex-cadres de BNP Paribas mis en examen

Argentine

Des anciens employés de la banque française sont accusés de fraude fiscale par les autorités.

hero image

(Photo: AFP ARCHIVES - PHOTO D'ILLUSTRATION)

Vingt anciens responsables de BNP Paribas en Argentine ont été mis en examen par la justice argentine pour évasion fiscale. Les malversations présumées se seraient déroulées entre 2000 et 2008, et porteraient sur plus d'un milliard de dollars (970 millions de francs).

«Le juge (Osvaldo Rappa, à l'origine de cette décision) les a mis en examen pour association de malfaiteurs et blanchiment, et a maintenu la liberté provisoire à l'encontre de tous les prévenus», indique la page web officielle fiscales.gob.ar.

BNP Paribas a cessé son activité de banque de détail en Argentine en 2009, selon une source judiciaire interrogée par l'afp.

Biens saisis

Un bureau «clandestin» de la branche argentine de BNP Paribas, situé au 25e étage de l'immeuble de la banque française, au coeur du quartier d'affaires de Buenos Aires, était chargé d'organiser la fuite des capitaux vers des comptes en Suisse, au Luxembourg ou sur l'île de Curaçao.

Ces responsables ont mis en place une «architecture financière à des fins d'évasion à l'étranger de l'argent non déclaré par des clients, parmi lesquels figuraient des chefs d'entreprise, des syndicalistes et même un juge», détaille le site du ministère public, qui cite le nom des cadres ou ex-cadres de BNP Paribas mis en cause.

Le juge Osvaldo Rappa a également ordonné la saisie des biens de ces personnes pour un montant avoisinant les 750 millions de dollars, un record en Argentine, précise le site du ministère public argentin.

Rencontre en octobre 2015

En octobre 2015, le procureur argentin de l'Office de la criminalité économique et du blanchiment d'argent (Procelac) Carlos Gonella s'était rendu à Paris pour s'entretenir avec le gouverneur de la Banque de France et le directeur de Tracfin, organisme antiblanchiment du ministère de l'Économie, afin d'obtenir des engagements sur des «échanges d'information».

Interrogés par l'afp sur le sujet, BNP Paribas et la Banque de France n'avaient pas souhaité réagir à l'époque.

ats