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La FINMA charge à son tour BNP Paribas

Genève a servi de plaque-tournante pour contourner les embargos américains sur le Soudan.

Les bureaux de Genève de BNP Paribas ont servi de plaque tournante pour contourner les embargos contre le Soudan.
Les bureaux de Genève de BNP Paribas ont servi de plaque tournante pour contourner les embargos contre le Soudan.

Après la justice américaine, c’est le gendarme suisse des banques, la FINMA, qui se fâche contre BNP Paribas, et en particulier sa filiale helvétique. La charge est sèche, le surveillant constatant notamment que «la banque a gravement manqué à ses obligations d’identifier, de limiter et de surveiller les risques liés aux transactions avec des partenaires commerciaux dans des pays touchés par des sanctions financières américaines». Selon la FINMA, «la banque s’est ainsi exposée à des risques juridiques et de réputation excessivement élevés». Le tir est concentré sur la période 2002-2007. Aucun indice de «violation de sanctions suisse» n’a cependant été relevé par ce gendarme de la finance. La FINMA réclame aussi de la part de BNP Paribas des mesures financières, sous forme de renforcement des fonds propres, et lui interdit de commercer pendant deux ans avec des personnes ou sociétés touchées par des sanctions européennes ou américaines.

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