2017-09-20 07:30

La Ville va débattre de sa vision des Fêtes de Genève

Votation

Misant sur dix jours de festivités, le contre-projet sera vraisemblablement adopté en plénière mardi prochain.

L’avenir des Fêtes de Genève se décidera lors d’une votation au début de 2018.

L’avenir des Fêtes de Genève se décidera lors d’une votation au début de 2018.

(Photo: Steeve Iuncker-Gomez)

Des Fêtes de Genève s’étalant sur dix jours maximum, un accès au lac garanti, des prix raisonnables ou encore le maintien du traditionnel feu d’artifice. Voilà les grandes lignes de la solution de rechange qui s’oppose à l’initiative populaire municipale «Pour des Fêtes de Genève plus courtes et plus conviviales». Emmenés par Jean Barth, les initiants proposent, eux, de réduire l’événement organisé par Genève Tourisme à une semaine et un seul week-end ou encore de déplacer les forains sur la plaine de Plainpalais.

Il s’agit d’une réponse réaliste qui tient compte des nuisances» Guillaume Barazzone , Magistrat PDC

Refusant cette vision minimale, jugée par la majorité non viable économiquement, le Municipal a demandé que soit concocté un contre-projet. A la mi-juin, ce dernier était approuvé en commission quasi à l’unanimité (lire notre édition du 24 juin). Il sera étudié lors de la prochaine plénière, normalement le mardi 26 septembre, et devrait passer la rampe sans encombre.

Pas de corso fleuri

A l’aube de l’été, tous les partis saluaient en effet «un bon compromis». A l’exception du MCG qui, à travers son conseiller municipal Pascal Spuhler, estime toujours que «l’idéal serait deux semaines et trois week-ends». Des propos qu’il ne manquera pas de réitérer en plénière. Pour l’heure, l’UDC se dit «en principe favorable. Nous voulions un corso fleuri, rappelle le chef de groupe Pierre Scherb. Mais nous avons peu d’espoir…»

Nul corso en effet dans la mouture qui sera débattue la semaine prochaine. Dans le détail, elle comprend neuf propositions telles que le maintien du feu d’artifice avec un accès aux quais gratuit pour les spectateurs, «à l’exception d’un nombre fixe de places assises payantes déterminé par la Ville en collaboration avec l’organisateur». Concernant la durée, le contre-projet table donc sur dix jours (dont deux week-ends).

Censées être «conviviales», les Fêtes devront s’adresser «tant aux habitants de Genève et sa région qu’aux touristes» et «valoriser les produits et savoir-faire locaux et régionaux». L’accent est aussi mis sur l’accessibilité au sens large, pour les personnes à mobilité réduite mais aussi en termes de prix. Ainsi que sur la préservation des «arbres, massifs floraux et pelouses situés dans le périmètre».

Garantir l’accès au lac

Conformément à la demande de l’Alternative qui refusait «la privatisation de l’espace public», le texte indique que «les accès au lac et plus particulièrement aux zones de baignade doivent être garantis». Il est aussi précisé que la Ville ne subventionne pas la manifestation, sauf en mettant une partie du domaine public à disposition de l’organisateur. Enfin, la répartition des animations sur les quais devra se faire «en fonction de leurs impacts, sonores et visuels notamment, afin de réduire autant que possible les nuisances pour les riverains».

Opposé à l’initiative, le Conseil administratif mise désormais sur le contre-projet. «Il s’agit d’une réponse réaliste qui tient compte des nuisances engendrées tout en permettant à la manifestation de survivre», estime le magistrat PDC Guillaume Barazzone, chargé de l’Environnement urbain et de la Sécurité. Reste au Municipal à se prononcer mardi. Quant aux citoyens de la Ville de Genève, ils devraient voter au début de 2018, probablement le 4 mars, première date de votation l’année prochaine. Ce qui, au vu des délais, ne devrait pas permettre d’appliquer une durée d’une semaine pour l’édition 2018, en cas de succès de l’initiative.

Tribune de Genève