ABO+2020-03-26 07:25

Les travailleuses du sexe se retrouvent sans toit

Pâquis

Avec l'interdiction de la prostitution, les plus précaires des indépendants affluent chez Aspasie, en quête d’aide.

Aux Pâquis, des rues soudainement bien calmes.

Aux Pâquis, des rues soudainement bien calmes.

(Photo: Laurent Guiraud)

  • Cathy Macherel

L’association Aspasie, qui défend les intérêts des travailleuses et travailleurs du sexe, ne chôme pas depuis l’annonce, il y a une semaine, de la fermeture de tous les commerces et établissements non essentiels, et de l’interdiction de la prostitution. «Du jour au lendemain, de nombreuses femmes se sont retrouvées complètement démunies, les salons, aujourd’hui fermés, étant non seulement leur lieu de travail, mais aussi, pour beaucoup d’entre elles, leur lieu de vie», explique Isabelle Boillat, coordinatrice au sein d’Aspasie.

Tribune de Genève